Anaphylaxie : Les réactions mortelles ne sont pas prévisibles
Mis à jour (Vendredi, 25 Juin 2010 05:42)
Hazel Gowland, de l’Anaphylaxis Campaign, et le professeur Richard Pumphrey s’efforcent d’analyser les réactions anaphylactiques mortelles survenant au Royaume-Uni afin de mieux connaître et mieux combattre les risques. Le premier document publié concernait les années 1992 à 1998. Une deuxième étude a porté sur les morts dues à l’asthme chez les moins de 32 ans en 2003 et 2004.
On sait en effet que l’asthme est un facteur de risque important pour les réactions anaphylactiques. Seuls les accidents impliquant également une allergie alimentaire en plus de l’asthme ont été répertoriés.
Il s’agissait dans la majorité des cas d’aliments préparés au dehors ou achetés tout fait, la plupart des personnes étant très vigilantes dans l’éviction.
Les auteurs de l’article notent que la vigilance baisse automatiquement dans certaines circonstances (fêtes, voyages à l’étranger...) et que les seuils de réaction peuvent être influencés par des maladies, la fatigue, les règles, l’effort, le stress... Les personnes allergiques devraient être informées de ces risques potentiels, comme elles le sont des aliments dangereux.
Ils insistent sur le fait qu’il est impossible de prédire la sévérité des réactions futures en fonction des réactions allergiques antérieures.
Il semble aussi qu’une recrudescence de l’asthme ou de l’eczéma le jour de l’accident puisse amplifier la sévérité de la réaction. Ce qui amène les auteurs à recommander une plus grande prudence lorsqu’on ne se sent pas bien.
Ils constatent enfin que, si l’adrénaline est le traitement de choix pour la réaction anaphylactique, son efficacité ne peut être garantie, d’où la nécessité pour toutes les personnes souffrant d’une allergie alimentaire, même légère, de bien connaître les conditions particulières dans lesquelles elles risquent de présenter une réaction grave.
Further fatal allergic reactions to food in the United Kingdom,
1999-2006
J. Allergy Clin Immunol. 2007
Extrait Oasis n° 74: pour en savoir plus








