Allergies alimentaires
Mis à jour (Vendredi, 25 Juin 2010 08:19)
Les allergies alimentaires sont nombreuses,
surtout chez les enfants.
Voici deux documents précieux pour vous aider dans leur découverte :
- Les allergies alimentaires de l’enfant », un guide d’une « maman » pour les parents qui découvrent les allergies alimentaires. Merci Maryse pour ton engagement.
- Allergies alimentaires : connaissance, clinique et prévention», Programme National Nutrition Santé (PNNS) (janvier 2004)
Allergie au lait (APLV)
Lait de vache
Sa déclaration sur la liste des ingrédients est obligatoire. 90 % des allergènes de lait de vache, chèvre et brebis sont communs.
L’allergie au lait de vache débute dès les premières semaines chez certains nourrissons. Troubles digestifs et eczémas sont les symptômes courants.
On préconise l’allaitement maternel exclusif les 6 premiers mois, puis une diversification prudente mais résolue. En fonction du résultat de l’enquête allergologique, on mettra dans les biberons de bébé :
- un hydrolysat de caséine, de lactoglobuline, de lactosérum, de collagène de bœuf et/ou d’isolat de soja : il s’agit d’un lait de vache maternisé dont une fraction allergisante a été « cassée » suffisamment petit (<5000 dalton) pour ne pas donner d’allergie la plupart du temps.
- une solution d’acides aminés : lait composé d’un mélange d’acides aminés allongé d’huile végétale. En pratique, car rien n’est jamais parfait, il y a parfois des agglomérats de ces acides aminés capables de réaliser à nouveau des allergènes. Les solutions d’acides aminés sont très onéreuses (50 euros la boîte de 400 g) mais remboursées en partie par la sécurité sociale française et belge, sur prescription médicale. Ces « laits » comportent des huiles végétales pour améliorer leur teneur en lipides (palme, colza) et sont supplémentés en calcium pour parfaitement subvenir aux besoins de l’enfant.
Le lait de vache est présent sous forme variée, beurre, crème dans les biscuits, plats préparés, sauces blanches. Pour les enfants plus grands et les adultes, les alternatives sont nombreuses avec les jus végétaux, lait d’avoine, de riz ou de soja et les industriels proposent des yaourts et autres préparations « lactées » sans lait tout à fait goûteuses.
Lait de chèvre et de brebis
L’allergie au lait de chèvre et de brebis va croissant, suscitant l’inquiétude des allergologues, les réactions étant particulièrement graves. On pourrait penser leur consommation anecdotique et pourtant, pas du tout. Elle est de plus en plus courante car on trouve ces laits dans la plupart des magasins d’alimentation, notamment par le biais des fromages et spécialités fromagères. Les fromagers doivent spécifier l’origine laitière de leurs produits mais il y a parfois des contaminations par coulures ou brisures lors de la fabrication, ou encore sur les étals, voire sur les plateaux familiaux.
Allergie à l’œuf
Œuf
L’œuf qu’il soit de poule de caille ou de canard est composé d’un jaune avec un peu d’albumine (protéine allergisante) et d’un blanc avec beaucoup d’albumine. On l’introduira dans la diversification alimentaire du nourrisson très tranquillement vers l’âge d’un an, en proposant d’abord du jaune cuit. L’œuf, du fait de sa trop courante allergie, fait partie de la liste des 14 allergènes à déclaration obligatoire. Il faut dire qu’il est largement utilisé dans l’alimentation industrielle, notamment sous forme de lysozyme dans le fromage. Il est utilisé en œnologie pour assouplir les vins rouges trop tanniques. Son éviction est une sacrée problématique en pâtisserie car c’est un tensio-actif. Les substituts existent : compote de pomme, lécithine de soja, mélange de fécule de pomme de terre et de maïs... sans oublier l’agar-agar et les carraghenanes.
Allergie à l’arachide (ou cacahuète)
Arachide
Cette plante fait partie de la famille botanique des fabacées, et plus communément des légumineuses, comme le pois ou le lupin.
Des allergies croisées parmi les légumineuses sont possibles de même qu’entre l’arachide et les fruits à coque. L’arachide, originaire du Mexique, est cultivée en région tropicale, mais on en trouve aujourd’hui quelques pieds dans les Landes. Elle pousse comme les pommes de terre, les coques se trouvant dans le sol. Deux graines s’extirpent de chacune des gousses : les cacahuètes. L’allergie à l’arachide est classée deuxième en terme de fréquence chez l’enfant (derrière le blanc d’œuf) et 6e chez l’adulte. Son allergénicité est accrue lorsqu’elle est grillée, mode de consommation courant en Europe. Dans les années 80, son utilisation copieuse dans l’alimentation industrielle, ajoutée au boom fulgurant de la consommation du « tout prêt » ont produit une génération d’allergiques à l’arachide, d’abord sur le continent américain, puis en Europe. Face à la gravité des réactions et au nombre important de malades, les industriels ont peu à peu remplacé cet oléagineux dans leurs recettes, au profit de nouvelles sources protéinées à bas coût comme le soja, le lupin... Normalement, l’huile d’arachide que l’on trouve partout en Europe en bouteille, ne contient plus d’allergènes et les enfants peuvent donc aujourd’hui manger des frites et des beignets cuits à l’huile d’arachide. Attention à sa consommation dans les restaurants et chez les traiteurs exotiques.
Allergie aux fruits à coque
Fruits à coque
On y regroupe les amandes, noisettes, noix, noix de cajou, noix de pécan, noix du Brésil, pistaches, noix de Macadamia et noix du Queensland. Ils figurent dans la liste des 14 allergènes à déclaration obligatoire. Les fruits à coque peuvent être responsables de réactions très graves. Ils sont très présents dans l’alimentation industrielle : les snacks, les gâteaux, les chocolats, etc.
Il n’est donc pas facile de les éviter. La noix de coco n’est pas un fruit à coque comme son nom ne l’indique pas, de même que le pignon de pin.
Allergie au blé
Blé
Cette céréale de la famille des poacées (ex-graminées) est incontournable dans l’alimentation européenne. En farine pour faire le pain et les gâteaux, en semoule pour les pâtes, en grains précuits avec une noix de beurre, torréfié pour aromatiser les charcuteries, en flocons dans les müeslis, en glucose dans les sorbets (inoffensif car sans protéine), en dermocosmétique, dans les médicaments... le blé est partout. On peut être allergique au blé étant bébé, puis on guérit en « mûrissant » vers l’âge de 1 ou 2 ans. 50 % des enfants acquièrent une tolérance à l’âge de 5 ans, 75 % à l’âge de 8 ans. Reste une part de cette population intolérante au gluten qui devra éviter cette protéine qui agit comme de la toile émeri sur les parois de l’intestin. On parle de maladie cœliaque. Pour éviter ces deux pathologies que sont l’allergie au blé et l’intolérance au gluten, les nourrissons éviteront d’ingérer le fameux SABOT (Seigle, Avoine, Blé, Orge, Triticale) auquel il faut ajouter le K de Kamut, une marque commerciale déposée depuis 1990 certifiant que ce blé est cultivé de façon biologique.
Le froment est du blé tendre. Les adultes qui sont allergiques au blé éviteront aussi la bière qui en contient souvent.
Si la réintroduction du blé réussit, les enfants pourront aiguiser leurs quenottes sur des quignons de pain, sinon il leur restera les croustillantes galettes de riz ou de sarrasin, les feuilletés au sésame, les tacos à la farine de maïs, les pâtes au quinoa, et les biscuits à la farine de châtaigne, ou de sorgho, les panisses à la farine de pois chiches.... le blé n’est pas si incontournable que ça, le pain non plus et les alternatives sont nombreuses et imaginatives. Des variétés anciennes de blé se cachent sous diverses dénominations, la mention « blé » doit clairement les accompagner.
Il s’agit de l’épeautre, l’engrain, le kamut et le triticale. Pour finir de semer la plus totale confusion, le blé noir est en fait du sarrasin.... une polygonacée !
Une nouvelle allergie à un dérivé de blé, l’isolat de blé, est apparue.
Isolat de blé
Il peut provoquer des réactions anaphy-lactiques graves et suscite l’inquiétude des allergologues. On le découvre dans les barres de céréales, les boissons énergétiques, certaines charcuteries à bas prix (poulet reconstitué dans les sandwichs), mais aussi dans des cosmétiques comme les shampoings. Ses effets sont sournois car ils peuvent se manifester seulement à l’effort.
Allergie au poisson
Poisson
Un terme qui réunit toutes les bêtes à écailles et à nageoires du fond de la mer, de l’océan, des rivières et des étangs. Autant dire que les familles de poissons sont plus que nombreuses... Pourtant l’allergique au poisson les met tous ou presque dans le même panier. Quand on est allergique à un poisson, qu’il soit de mer ou de rivière, on l’est pour longtemps et à ses nombreux cousins. Le poisson fait partie de la liste des 14 allergènes à déclaration obligatoire. Certains poissons, comme le thon rouge ou le saumon, contiennent beaucoup d’histamines qui font « comme de l’allergie ». Un passage de 4 heures dans un congélateur rendra cet inopportun médiateur inoffensif. Les vapeurs de cuisson du poisson peuvent provoquer des crises d’asthme.
Allergie au kiwi,
Kiwi
Les allergiques au kiwi développent, dans 45 % des cas, une réactivité à l’avocat, la banane et la châtaigne. On prendra garde au mélange de fruits exotiques dans les jus et boissons qui peuvent contenir du kiwi.
Pour en savoir plus :











