Le choc anaphylactique est souvent précédé de différents signes annonciateurs qui surviennent habituellement dans les minutes qui suivent l’exposition à l’allergène. La reconnaissance précoce de ces signes par le malade ou son entourage permet une thérapeutique précoce évitant ainsi l’installation du choc.

Le délai d’administration de l’adrénaline conditionne le pronostic.  L’incidence des complications et la mortalité augmente proportionnellement avec le retard d’utilisation de l’adrénaline

Les effets secondaires indésirables d’une injection d’adrénaline sont en règle générale mineurs et transitoires : palpitations, difficultés respiratoires, pâleur, étourdissements, faiblesse, tremblements, anxiété, maux de tête, fièvre, hypertension artérielle brutale. Il n’existe pas de réelle contre-indication à l’utilisation de
l’adrénaline, surtout en situation d’urgence.

Il n'y a donc aucune raison à ne pas agir en cas de suspicion de choc anaphylactique.

 

Source : F. Rancé / Revue française d’allergologie et d’immunologie clinique 44 (2004) 336–341 in Traitement du choc et bon usage de l’adrénaline